Et après ? Redémarrage ou virage post-crise (2/2)

04/07/2020

Après 3 semaines de confinement, la réactivité des entreprises est à la hauteur des mesures généralisées : télétravail, chômage partiel, adaptation de la communication digitale… Cette gestion de crise reste essentielle au regard des évolutions constantes de la situation. Comme l’a signalé le Ministre de l’Économie Bruno Le Maire, si la crise sanitaire se compte en semaines, la crise économique qui en découle, elle, se comptera sur plusieurs mois. Selon l’INSEE, chaque mois de confinement coûterait 3 points annuels de PIB, avec une baisse moyenne de l’activité économique de 35%. Les entreprises se tournent donc maintenant vers l’avenir afin d’anticiper la fin du confinement, malgré l’incertitude d’une date exacte.

 

Les tendances en termes de stratégie de relance économique commencent à se préciser : 

  • d’un côté l’instinct de conservation, avec la mise en place de réductions budgétaires drastiques le temps de se remettre de ces quelques mois;
  • de l’autre, le maintien des dépenses marketing en adaptant le message, pour compenser le vide opérationnel et se relancer immédiatement en sortie de crise. 

Pour Christophe Manceau, directeur du planning stratégique chez Kantar Media Vision, il faudrait maintenir les efforts marketing, dès maintenant et malgré les pertes économiques importantes. En effet, entre les campagnes reportées et les efforts commerciaux afin de tenter de rattraper le temps perdu, la reprise risque de rimer avec saturation des messages du côté des entreprises. 

 

Comment se positionner entre ces deux tendances ?

Tout d’abord, la stratégie la plus adaptée sera celle qui répond le mieux aux besoins des consommateurs. Ainsi, deux schémas comportementaux probables se dessinent également à la fin du confinement : 

  • d’un côté, la crise de confiance, et la remise en question des systèmes qui ont causé cette pandémie. Dans ce sens, on peut notamment citer la mise en exergue d’une corrélation directe entre l’ampleur de la crise sanitaire, et l’impact écologique et humain de la mondialisation.
  • de l’autre, un phénomène de surcompensation suite à une période si longue d’enfermement, avec un pic de consommation, notamment pour les secteurs du divertissement et de la restauration. Répondre à ce dernier type de comportement apparaît assez logique pour les entreprises, avec probablement l’installation d’un équilibre naturel à la sortie de la crise sanitaire, avec la généralisation d’une demande et une offre plus importantes que la moyenne. Toutefois, il reste important de ne pas négliger dans la démarche de relance économique l’autre pan des consommateurs, à la recherche d’engagement sociétal suite à une telle crise historique. 

 

Au regard de ces comportements consommateurs, on peut donc dégager deux types de prise de parole indispensables en sortie de crise :

  • Des campagnes pour les consommateurs, afin de les accompagner dans leur déconfinement. L’enjeu est alors de leur faire vivre des expériences, de les engager et de répondre à leurs besoins d’échange. Ces campagnes sont d’ailleurs un moyen indirect de renforcer le lien plus humain établi par certaines marques lors du confinement, à travers des opérations digitales originales et adaptées au contexte.
  • Des mesures pour les entreprises, les aidant à s’engager à long terme sur des thématiques RSE, de responsabilité sociale et d’éthique, notamment autour des thématiques de la santé et de l’écologie, deux thèmes centraux de cette crise.

 

La période du Covid-19 ne doit pas être une simple parenthèse à refermer au plus vite pour les acteurs de l’économie. Cette crise doit forger, challenger les entreprises et leur permettre de se tourner plus résolument vers un avenir viable et durables, voire vert.

 

Pour aller plus loin, nous vous invitons à lire notre article sur la Green Influence.

Vous pouvez également faire un point avec nous sur vos besoins en influence pour opérer sereinement ce virage.