Le podcast est de retour pour vous jouer un joli tour (2/3)

01/23/2020

 

Le podcast, cette tendance à “l’audio-blogging”, s’impose. Comment le savons-nous ? C’est simple. Les revenus annuels générés par le format sont estimés à 1 milliard de dollars pour 2021.

Le nombre de podcasts natifs sur le marché à l’heure actuelle ne fait qu’augmenter et atteint déjà 1.5 millions. Faut-il également rappeler que deux podcasts, Dirty John et Homecoming, ont été adaptés en séries avant d’être nominés aux Golden Globes 2019 ?

Il est donc de plus en plus difficile de croire à un effet de mode. 

En 2020, si l’on attend des marques un contenu toujours plus pertinent et personnalisé, on attend aussi une offre plus diversifiée en terme de format. Il est donc peut-être temps d’aller vers l’audio, et surtout, vers le podcast, une offre qui concilie l’exigence d’un contenu qualitatif, divertissant, avec la volonté de consommer “où je veux, quand je veux”.

L’essor actuel de l’audio est propice à la renaissance du podcast 

En 2019, si 96% des internautes écoutent des contenus audio chaque mois, le paysage de l’offre se diversifie fortement. Dominé historiquement par la radio et le streaming musical -, nous voyons aussi s’imposer le livre audio aux USA. Seulement, les chiffres les plus impressionnants restent du côté du podcast, un faux-nouveau format né en 2004.

 

Les chiffres du podcast sont impressionnants

Loin d’être méconnu, le terme “podcast” est déjà familier de 70% des Américains. Sur ces quelques 197 millions d’individus, 51% d’Américains ont déjà écouté un podcast en entier et 32% de ceux-là en écoutent mensuellement. Cela représente 90 millions de personnes déjà fidèles au média. Un ratio quasi-identique au nombre d’Américains allant à l’église. 

Côté distributeurs, la concurrence est aujourd’hui forte entre les offres. Si les plateformes dominantes du marché restent pour l’instant Apple et Spotify, l’application Luminary, spécialisée dans le format, propose des contenus exclusifs à la Audible et s’impose. Bien d’autres sont à ce jour présents comme Stitcher, Pinna ou encore Pandora.

La France pourtant, n’est pas en reste côté business. 

 

Et pas qu’aux US

Fort de ses 4 millions d’adeptes, l’hexagone commence, lui aussi, à miser sérieusement sur ses propres plateformes. Nous comptons aujourd’hui des applications comme Paradiso, Tootak, la très visible Majelan, créée par l’ex-patron de Radio France, ou encore Sybel leader français auto-revendiqué du divertissement audio avec 500.000 utilisateurs actifs. 

L’offre en général s’étoffe, se structure, se prépare à l’arrivée éventuelle (et redoutée) de Luminary en France.

En vrai, ceux qui aiment les podcasts aiment surtout les découvrir quand ils en ont envie

Le retour du podcast peut surprendre. Pourquoi maintenant ? Probablement parce qu’il répond à des besoins très actuels et familiers, vous allez voir.

 

1. Besoin de divertissement et envie de découvrir plus et mieux

« Plus que jamais, nouveauté rime avec succès d’audience » notait Avril Blondelot. Avec le podcast, les marques ont l’occasion d’innover dans l’expérience client. Il y a autant de podcasts que de niches et donc, d’opportunités de collaborations créatives.

2. Besoin de pratiquer le multitasking (soit faire plusieurs choses en même temps). 

Si l’audio, bien sûr, permet cette pratique de plus en plus appréciée, le podcast se distingue en terme de chiffres. Sur les consommateurs attitrés du format, 59% en écoute déjà en faisant leur tâches ménagères, 52% en conduisant, 51% en faisant le cuisine, 46% en se promenant. Il est toujours utile de savoir qu’un consommateur de podcast l’écoute quasi-automatiquement, en toile de fond qu’il vit avec. Imaginez l’intimité avec la marque !

3. Besoin d’avoir un contenu mobile-first : à portée de main à tout moment. 

Oui, le podcast est particulièrement adapté à une culture qui aime consommer à la demande et en déplacement. Et l’atout est de taille puisque cet utilisation à la demande permet de s’adresser aux auditeurs uniquement au moment opportun. Ce moment est bien sûr celui qu’eux auront choisi. Un bon point pour parfaire sa stratégie d’inbound marketing.

 

Pourquoi le podcast est-il une opportunité pour les marques ?

La différence d’engagement entre un abonné Twitter et un adepte de podcast est flagrante. Un follower-lambda lit, aime et oublie un post, un fan de podcast, lui, investit du temps long sur le même contenu, le même sujet; non du temps sur un feed disparate. Son attachement est qualitatif et durable. Pour le dire simplement, la relation est différente, ce qui permet à d’autres besoins d’être eux-aussi satisfaits côté marques.

 

1. Le podcast permet de toucher des cibles difficiles : les hommes et les CSP+.

Peu le savent, mais le podcast est plus plébiscité par les homme (36%) que les femmes (29%) – concernant du moins le public américain. Concernant maintenant les CSP+, le succès s’explique par une tendance ambiante à vouloir optimiser son temps, gagner en productivité et se former sur le long-terme. 

 

2. 54% des adeptes du podcast sont susceptibles d’acheter un produit recommandé lors de l’écoute.

La publicité est une constante, même dans le podcast. Si les services premium ont toujours pour but d’en limiter les effets, les émissions les plus connues comme How I built This de Guy Raz (sur l’entreprenariat) y ont souvent recours. L’impact n’est donc pas négligeable en terme de visibilité et d’intention d’achat.

 

3. Le podcast fonctionne par bouche à oreille, ce qui encourage le trafic organique.

Les podcasts sont des contenus pour lequel l’engagement est fort. De fait, 80% des gens qui lancent un podcast l’écoute jusqu’au bout. Quand ils en recommandent un, celui-ci devient automatiquement un contenu confidentiel et valorisant pour l’auditeur. Il bénéficie ainsi d’une authenticité et d’une légitimité particulièrement importantes pour le consommateur actuel.

 

Penser podcast, c’est anticiper sur la SEO du futur : la Voice Search Engine Optimization (VSEO)

 

Une tendance au goût de Google

C’est une chose de croire que le podcast est pertinent en 2020. C’en est une autre de penser qu’il restera intéressant pour les entreprises à venir. Alors que les modes de consommation évoluent vers les assistants vocaux et les enceintes connectées, le référencement des contenus audios va devenir un enjeu croissant qu’il est possible d’anticiper. D’autant plus lorsque Google soutient cet essor.

En rendant les podcasts de plus en plus accessibles via ses pages de recherche, Google lance un signal fort. Pratiques d’écoute et d’achat changent, mais la nature du SEO (Search Engine Optimization) traditionnel aussi.

L’atout majeur du podcast pour les années à venir est donc peut-être, au fond d’être un format déjà propice aux innovations technologiques en matière de son. Plus l’écoute deviendra immersive – au sein des cuisines, des chambres et des salles de bain – plus l’intimité de l’utilisateur avec le podcast et son sujet se développera. Les auditeurs, captifs dans un premier temps, vont progressivement rendre le podcast mainstream. Mais pas seulement.

Côté format, il est déjà possible d’anticiper des temps d’écoute de plus en plus courts – la durée actuelle étant de 30 et 50 minutes. Pourquoi ? Parce que l’IoT (ou objets connectés) va toucher un public démographique différent. 

De plus en plus jeunes, les auditeurs de demain seront réceptifs aux nouveautés technologiques. Il faudra aussi concevoir des épisodes de plus en plus adaptés au “binge-listening”. Ceci sera une autre opportunité pour les créateurs, les marques et les sponsors, d’investir dans un storytelling adapté. 

 

En définitive

Le podcast ne revient pas à la mode ! Il devient une habitude de consommation à part entière et un avantage compétitif pour les marques soucieuses de prendre de l’avance. 

Pourquoi ? Parce qu’avec le podcast, il est possible de compléter son offre éditoriale, de répondre à une demande présente et pressante, mais aussi, d’anticiper des besoins SEO à venir axés sur le contenu vocal. 

Aux entreprises maintenant de se positionner sur les contenus experts chers à leur cible, pour développer avec celui-ci une relation de proximité et de long terme. A bon entendeur.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’influence, contactez-nous.